L'édition 1999 a une fois de plus honoré le tennis et comblé les amateurs de la petite balle jaune : 765 participants, 26 tableaux terminés, un grand prix des jeunes (4étoiles), et des phases finales au sein desquelles le tennis régional était dignement représenté.
Si Julie Salla, membre de la Raquette villeneuvoise (mais formée au FOS par un certain Michel Dechy, le père de qui vous savez) n'a rien pu contre la régularité et l'expérience de Dewandel, la jeune nordiste est néanmoins sur la bonne voie après avoir connu une saison 1998-1999 perturbée par une hernie discale. Nul doute qu'il faudra, surveiller ses performances à l'occasion des prochains championnats des Flandres, fin mai.
Côté messieurs, le tableau considérablement relevé (une quinzaine de classements négatifs) était cette année agrémentée de la présence de Dick Norman (N° 40), ancien membre du TC Lille. Celui-ci exilé cette saison en Allemagne, n'a fait toutefois qu'une brève apparition, battu logiquement, en demi-finale par Guillaume Couillard, un joueur dont l'histoire a autant de cruauté dans sa forme que d'exemplarité dans son issue. En effet, il n'est pas prêt d'oublier ce sombre dimanche après-midi de juin 1998, où sa carrière tennistique allait une nouvelle fois payer un lourd tribu à la "poisse". Après avoir connu une saison blanche en 1997 due à une opération du coude, c'est une sérieuse blessure au poignet qui allait une nouvelle fois éloigner des courts pendant huit mois le pensionnaire du TC Escaut.
Soutenu par Jean-Marc Surdeau, psychologue du sport à qui il voue une profonde reconnaissance ("il m'a apporté un soutien moral et m'a redonné confiance"), il est venu disputer un Open du FOS sans ambition particulière mais pour " perfectionner certains coups " et relancer une carrière qui ne demandait qu'à repartir. Une façon de joindre l'utile à l'agréable pour un joueur qui avoue s'entraîner "moins, mais mieux".
De l'allure sur le court, un moral retrouvé et des ambitions plein la tête : "mon objectif est de participer à des 'futurs' qui remplacent les 'satellites' et de faire monter mon club en N1A".
Sa démonstration en finale ne fut que la confirmation d'un réel talent et d'un moral tout neuf ; une première victoire symbolique qui clôturait un tournoi remarquable d'organisation et de convivialité.
Gauthier CATTEAU
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Fabrice Santoro s'est sorti, non sans mal, du passionnant duel qui l'opposait hier à Thierry Guardiola. Il affronte aujourd'hui en demi-finale le suisse Roger Federer.
Thierry Guardiola n'a donc pas accédé, hier, à la première demi-finale de sa carrière. A vingt-huit ans passés, le toulousain s'est incliné, non sans démériter, face au tenant du titre, Fabrice Santoro (6-4, 7-6). La rencontre entre les deux hommes a donné lieu à des échanges souvent superbes, entre un frappeur et un artiste bien décidés à se sortir les tripes pour atteindre les demi-finales de l'épreuve. Pour Guardiola, cela n'a pas suffi. S'il sait que le temps presse, les progrès qu'il estime avoir accomplis récemment avec l'aide d'un psychologue (Jean-Marc Surdeau) l'incitent à croire que ses meilleures années sont peut-être encore à venir.
Santoro, qui court après son deuxième titre d'affilée ici, s'est chargé de démontrer pourquoi la réussite est de son côté depuis quelque temps. Car malgré la détermination du grand Thierry, qui smashait son coup droit dans tous les angles du court avec une rare violence, Santoro n'a jamais été totalement déstabilisé. Son expérience aux moments cruciaux et son exceptionnelle vision du jeu finirent par prendre le dessus.
Devant quelque trois mille personnes, Santoro se fit prendre la gorge au début de chacune des manches, sonné par les coups gagnants de son longiligne adversaire. Mais à chaque fois, il s'accrocha, semblant attirer les agressions adverses comme à l'aide d'un aimant, pour les renvoyer cotonneuses et toujours différentes.
Frustré, Guardiola finissait par craquer. C'est ainsi que Santoro revint de 1-3 dans la première manche pour s'imposer 6-4. Mené 2-4 au deuxième set, le tenant du titre recolla encore. Il dut toutefois écarter deux balles de set, Guardiola manquant un peu de réussite, notamment sur un retour de revers un poil trop long. Sur sa lancée, Santoro ravit encore une fois le service adverse, pour se détacher 6-5, 30-0. Mais Guardiola s'accrocha pour égaliser à 6 partout, avant de laisser le Toulonnais de Londres faire la différence dans l'ultime tie-break.
Santoro ne cachait pas sa satisfaction d'être sorti vainqueur d'une partie de cette qualité : "On a fait un match d'excellent niveau". Pour sa part, Guardiola, s'il ne garde que de la satisfaction de son tournoi marseillais, regrettait que sa première balle de service l'ait abandonné dans les moments cruciaux : "Franchement, si j'avais mieux servi, j'aurais pu le gêner d'avantage, mais dans l'ensemble, je l'ai bien bousculé", estima-t-il. "J'attends désormais avec impatience la saison sur terre battue".
Georges HOMSI
Envoyé spécial à Marseille
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Thierry Guardiola a facilement décroché, hier son billet pour le tableau final, où il rejoint notamment les Français Nicolas Mahut et Eric Prodon.
Contre l'Allemand Gross (6-4, 6-3), il a confirmé raquette en main, ses propres dires concernant un état d'esprit tout neuf : " J'ai toujours été trop nerveux et sensible, ce qui a constitué le principal problème depuis le début de ma carrière, confie-t-il. Depuis deux ans et demi, je travaille beaucoup l'approche psychologique. J'ai évolué, je me sens bien plus serein." Et s'il privilégie désormais le plaisir d'évoluer sur un court, Thierry n'en occulte pas moins l'aspect performance, loin de là... "Je suis très curieux de savoir jusqu'où peut m'emmener ce nouvel état d'esprit, reprend-il. J'ai confiance en moi."
Il le faudra avant d'affronter, au 1er tour, le suédois Magnus Norman, actuel N°1 au classement 2000...
F. Ro.
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